La traversée des Pyrénees par Guy Bourdonnais, Robert Olivieri, Emmanuel Lecocq (ACO) , Yves Piquot (ALPC Nantes) De l’océan Atlantique à la Méditerranée, la traversée des
Pyrénées totalise 700 à 900km et de 20 à 40 cols selon l’itinéraire choisi. Le
notre s’est soldé par 928 km, 33 cols et presque 19000m de dénivelé.
Biarritz-Saint Engrace
158 km, moyenne : 21.1km/h
Les deux premiers cols Saint Ignace et Pinodiéta
constituèrent une mise en jambes fort sympathique avant la découverte
d’Espelette et les magnifiques villages basques. Nous bifurquons sur
Saint Etienne-de-Baïgorry , village familiale de Marguerite, pour une
première pause-café. Puis ce fut le moment des chose sérieuses avec la montée
du col de Bagua rgui via les cols de Burdincurutchéa , Hatza et
Heguichouri.
Dès les premiers kilomètres nous nous retrouvons face à un
« mur » qui varie de 9 à 13 % pendant 3km. Les paysages de la forêt
d’Iraty avec son lac sont idéals pour le pique-nique. Nous profitons
simplement de la fraîcheur des lieux avant de rejoindre Larrau. Enfin c’est la
montée vers Saint Engrace par une départementale que la DDE ne visite pas
souvent. L’auberge est bonne et la soirée se passe avec les marcheurs, échanges
d’expériences au menu.
Saint Engrace – Saligos 146 km, moyenne : 17.2.km
Au petit déjeuner les cols de Suscousse et du Soudet , nous
sommes alors à quelques kilomètres de La Pierre-Saint Martin et de la
frontière. Nous avons choisi une petite route ombragée et sauvage via les cols
de Bouezou et d’Houratate pour rejoindre le pied de Marie-Blanque . Le soleil est au rendez-vous comme la veille.
MARIE-BLANQUE reste Marie-Blanque avec un final très pentu. Au sommet la pluie
gâche notre plaisir et vite nous nous lançons dans la descente. A Laruns nous
nous débarassons des imperméables, car l’Aubisque nous tend les bras. Au dessus
de Gourette c’est le brouillard, au sommet nous sommes dans la « purée de
pois », dommage car la descente vers le Soulor est de toute beauté (Cirque
de Litor) . Le Soulor est escaladé sans problème, mais la descente est
particulièrement pénible car le brouillard ne nous permet pas de voir les
chevaux et les moutons qui squattent la route.
Enfin Argelès-Gazost
et la vallée du Luz , une bosse de 2 ou 3 km , non prévue au programme
et nous voilà au gîte où nous sommes attendus. Lessive obligatoire et graissage
…
Saligos – Frontignan de Comminges 122 km, moyenne : 19km/h
Quelques kilomètres et c’est le Tourmalet. A deux kilomètres
du sommet la DDE refait la chaussée. La route est fermée, nous étions avertis.
Il faudra être très persuasif pour passer, (les Pyrénées sans le Tourmalet),
bref nous pouvons enfin faire une belle descente, mais encore une fois la pluie
nous joue des tours et le café de Sainte Marie-de-Campan sera le bienvenu.
Nous franchissons l’Aspin sans problème, si ce n’est encore
le mauvais temps, avant d’attaquer Peyresourde. La pluie est tenace au point
que nous escaladons ce col avec les coupe-vent. Pour la descente vers Luchon
c’est vraiment dommage car les descendeurs peuvent se faire plaisir et y
atteindre une grande vitesse. La qualité du gîte et du couvert et les échanges
avec des touristes belges nous requinquèrent.
Frontignan- Ustou 100
km moyenne : 17.5km/h
Bonne mise en route avec le col de Menté, d’autans qu’il y a
des cyclistes dans cette montée.
Puis c’est le Portet d’Aspet
avec un moment de recueillement devant la stèle de Fabio Casartelli
avant d’attaquer les passages entre 10 et 13%. La pause au haut du col sera
salutaire avant le magnifique col de la Core.
Nous rejoignons Seix et la vallée d’Ustou qui mérite le
détour.
Ustou – Escouloubre
157 km moyenne 17 km/h
Le col de Latrape nous permet de rejoindre Aulus-les-Bains
avant la très difficile montée du col d’Agnes et son premier tronçon de 6 à 9
%. La descente vers Lers est superbe et l’ascension du Port-de-Lers est une
formalité (après les travaux d’Hercule dans Agnes).
Nous rejoignons Vicdessos, Tarascon et la longue montée du
Pas de Soulombrie , cette fois sous le « cagnard » .
Après une pose casse-croûte nous rejoignons Savenac et la
superbe route en corniche qui conduit aux cols de Marmare et de la Chioula. Un
cyclo du pays nous accompagne dans ces deux ascensions et nous met en garde sur
la suite de l’étape.
Nous le quittons en haut de la Chioula, alors que l’orage
éclate, nous faisons la descente sous des trombes d’eau avant de nous arrêter et de rejoindre le minibus
que Marguerite a pu garer dans un endroit propice. Après 15 mn l’orage se calme
un peu, nous n’avons pas le choix il faut repartir car le col de Pailhères
(2001m) nous attend avec un final particulièrement exigeant. La pluie nous accompagne.
Au sommet certains enfilent les jambières. Dans d’autres conditions climatiques
la descente vers Milanès serait super. Enfin Escouloubre et la montée du col de
Moulis pour atteindre le gîte.
Ce fut la journée la plus éprouvante, trop longue, trop de
cols, trop d’eau. A peine le temps de la douche et c’est l’heure du dîner. 9
heures sur le vélo, 4200m de dénivelé et cela la 5ième
journée !
Escouloubre -
Prats-de-Mollo 142km moyenne : 20.5.km/h
Mauvaise pioche, nous partons dans le mauvais sens, et nous
voilà de nouveau dans le col de Moulis….
Il en faut d’autres pour atteindre le moral, nous retrouvons
notre route, escaladons le col de Garavel et les 11km du col de Jau. Nous
passons la rivière la Castellane et les cigales nous accompagnent… que du bonheur.
A Prades nous empruntons le N116 sur 15 km, particulièrement
pénible avec la circulation avant de rejoindre Bouleternère où nous
ne résistons pas à la dégustation de pêches qui semblaient nous faire de
l’œil ! Certains ont craqué.
Nous escaladons les cols de Fourtou et de Xatard puis c’est
la plongée sur Amélie-les-Bains, en guise de bain, l’orage de nouveau nous
surprend dans la descente.
La D115 est recouvert d’eau, peu de voitures continue à
circuler, nous n’avons pas vraiment le choix nous attaquons le long faux plat
vers Prats-de-Mollo, 23km, en espérant que la situation va s’améliorer ;
hélas, nous devons en plus être très vigilants car de nombreux cailloux
jonchent la chaussée.
Enfin Prats-de-Mollo, ouf !, il ne rest plus que 5km à
7% et 500m de cyclo-cross car le gîte est au bout d’un chemin de montagne, rien
ne nous aurait arrêté car il était convenu de redescendre à Prats pour
déguster un « demi » bien mérité.
Prats-de-Mollo -
Banuyls-sur-Mer 103km moyenne : 27km/h
Quel plaisir de faire
Prats – Amélie-les-Bains 23km entre 35 et 40km/h, puis nous bifurquons sur
Ceret, le Boulou, tout va bien sauf la Tramontane qui commence à nous poser pas
mal de problèmes au point de quitter l’itinéraire, involontairement, prévu et ainsi rajouter une vingtaine de
kilomètres (quand on aime, on ne compte pas), voici Argelès-Plage, Collioure,
la côte Vermeille, et la Tour Madeloc.
L‘ultime ascension, tout le monde est bien décidé à vaincre
cette fameuse Tour Madeloc.
C’était sans compter avec le VENT qui au fur et à mesure de
notre ascension soufflait en rafales que les spécialistes ont chiffré à
120km/h. Après nous avoir projetés contre la paroi, il fallait bien prendre la
décision raisonnable : faire demi-tour.
La descente fut aussi compliquée que la montée, la Tour
Madeloc garde ses secrets ;
Nous avons rejoint Banuyls-sur-Mer pour un plongeon fort en
EMOTION.
Voilà un petit résumé d’une traversée des Pyrénées que nous
ne sommes pas prêts d’oublier.
Nous avons souvent pensé aux copains du club, à ceux avec
qui nous avons plaisir à rouler.
Nous avons beaucoup pensé à ceux qui nous ont quitté et
tout particulièrement à Christophe Bourdonnais qui aurait du être des nôtres.
Nous avons à notre façon, voulu lui rendre hommage.
MERCI à NOS DEVOUEES ACCOMPAGNATRICES : MARGUERITE et GAELLE
UN MAILLOT QUE J'AI
PLAISIR A PORTER
Ma première licence à l'ACO date du 20 février 1990 avec
pas mal de kilos en trop (résultat d'une bonne quinzaine d'année sans pratique
sportive). Les premières sorties avec le club furent très difficiles malgré les
« bons soins » des cyclos du groupe C. Il m'a fallu deux mois pour
enfin faire une sortie sans trop souffrir. Evidemment en adhérant à l'ACO, je
savais où je mettais les pieds, j'avais choisi en toute connaissance de
cause... Il me fallait être persévérant et déterminé. Je garde tout de même de très
bons souvenirs de mes débuts, de l'ambiance et de la solidarité qui régnaient
dans ce groupe. Je n'ai pas oublié les poussettes de Michel Hairon, André
Hairon ou de Roger Lelong, les encouragements de Gérard Launay et de bien
d'autres. Que dire des conseils techniques avisés d'Alain Thérache dont le
perfectionnisme est reconnu et apprécié d'un grand nombre. Je n'ai pas non plus
oublié le scepticisme de certains qui étaient près à parier que « dimanche
prochain je ne serai pas là ».
La soif du vélo était très forte. Jeune, les
circonstances de la vie ne m'avaient pas permis de goûter à la compétition.
J'avais, en quelque sorte, une revanche à prendre. Bien sûr, pour la
compétition il était trop tard, mais je pouvais enfin assouvir cette passion.
C'est ainsi que dès 1991 je me jetais dans le grand bain des cyclosportives
avec la Georges Lenepveu, la Sourdine et surtout la Bernard Hinault et ses 219
km sur des terres bretonnes que j'affectionne particulièrement. 1993 sera l'année de la découverte de la montagne et
comme on ne fait pas les choses à moitié, le grand rendez-vous sera l'étape du
tour : la 1ère Tarbes-Pau – 195 km avec Tourmalet, Soulor, Aubisque et une
grande satisfaction à l'arrivée sous le regard de Christian Fouquet et Michel
Baranger qui, en cyclos expérimentés, m'attendaient au virage...
Les années vont se suivre et se ressembler pour
atteindre en 1996 ma participation à 12 cyclosportives dont le défi pyrénéen et
l'étape du tour. Fin 2008, j'ai 236 cyclosportives au compteur, passé 223
cols, traversé les Alpes l'an dernier de Thonon à Menton – 745 km – 17820 m de
dénivelée et toujours des projets plein la tête. Pour juin prochain se sera la
traversée des Pyrénées de Biarritz à Banyuls – 856 km – 33 cols en 7 étapes.
Mais le vélo c'est aussi la vie du club, dans lequel je
me suis investi avec plaisir, d'abord en tant que responsable cyclo. Je garde
de cette expérience de très grands souvenirs avec des périples inoubliables :
la Eddy Merckx, l'Auvergnate... Puis ce fut la Présidence du club pendant 9 ans avec
tout ce que cela comporte : des moments forts bien sûr avec les coureurs, avec
l'équipe dirigeante, avec les partenaires. Comment ne pas souligner, ici,
combien il est agréable pour un président d'avoir dans ses rangs un garçon
comme Hans Lechevallier qui, outre sa fidélité à l'ACO (c'est rare dans le
milieu du cyclisme)fut un modèle de sérieux tout au long de sa carrière. De
même, si nous avons pu nous relancer au plus haut niveau, Hans y a largement
contribué. Et que dire de Frédéric Lecrosnier, sinon qu'il a permis
à l'ACO d'atteindre une dimension, une notoriété que beaucoup nous envie. J'ai
beaucoup apprécié la classe, la simplicité, l'authenticité de ces deux
coureurs. Au delà de ces 2 garçons, je n'oublie pas celles et ceux
qui ont porté avec brio et portent encore nos couleurs. Je n'en citerai qu'un,
qui incarne bien l'image que je me fais du cyclisme : c'est Jerôme Guéret.
Jérôme, c'est la fidélité, la longévité, la gentillesse et la reconnaissance
pour les dirigeants. Pas d'exigence particulière, toujours satisfait de ce que
le club propose. Bravo et merci à tous ceux qui, à l'image de Jérôme, font
qu'être président n'est ni un sacerdoce ni une corvée, mais un simple
engagement de citoyen responsable bénévole tel que j'ai toujours imaginé cette
fonction.
Autre sujet de satisfaction : avoir développé le travail
collectif au sein du club. J'ai fait en sorte que les décisions soient prises
en bureau et que le plus grand nombre soit associé à la vie du club. La
démocratie n'est pas un vain mot, elle va très bien avec l'organisation d'un
club. Je crois pouvoir dire que les dirigeants qui m'ont entouré pendant toute
cette période ont apprécié et joué le jeu. Enfin, il me faut souligner l'apport de nos partenaires
et, au premier rang , Yannick Coué occupe une place prépondérante. Le
redémarrage de l'équipe 1ère a été possible grace à son soutien et à la
détermination de Bernard Boscher sur qui j'ai toujours pu compter. De même,
l'engagement de la ville de Cherbourg Octeville a été sans faille, y compris
sur nos organisations. Je veux ici remercier la municipalité. Aujourd'hui je regarde l'ACO avec sérénité. Mon camarade
Gilles a toute ma confiance et ma reconnaissance. Il donne son temps et son
énergie sans compter. Il a déjà montré sa détermination pour que l'ACO
poursuive son rayonnement sur des bases solides, saines et avec l'éthique comme
fil conducteur. Avant de souhaiter bon vent à l'ACO, je n'oublie pas
ceux qui nous ont quittés trop tôt, ceux avec qui j'aimais rouler et partager
cette passion : je pense à Fernand Lepoitevin, à Jacky Drouglazet, à Christian
Dos et à Christophe mon neveu qui vient de s'échapper trop vite, trop
brutalement après sa dernière course. Sa dernière place c'était le 8 avril en
terre bretonne où il repose. Malgré tout, selon la formule, la vie continue. A l'ACO, Amicale au grand coeur, je souhaite bonne route
et longue vie. J'ai toujours autant de plaisir à porter ce maillot blanc, vert
et rouge.
Guy BOURDONNAIS
Président
de l'Amicale pendant 9 ans
Gérard Gaunelle : plutôt le micro que le vélo !
Je me suis intéressé au vélo à l'âge de 14 ans. Pensionnaire à
l'Institut Technique Saint-Joseph de
Villedieu, j'étais collé un samedi pour "bavardages excessifs". Nous
ne venions pas toutes les semaines chez les parents. C'est eux qui étaient
venus me rendre visite ce week-end de "colle". Et au cours de ce
dimanche de 1966, j'ai découvert le vélo en achetant Miroir du Cyclisme
relatant la victoire de Felice Gimondi dans Paris-Roubaix. Probablement séduit
par les superbes photos parce qu'auparavant, je ne connaissais pas vraiment le
sport.
La télé n'était pas entrée dans les foyers et nous étions
"scotchés" à ce qu'on appelait à l'époque le
"transistor"... aussi bien pour les infos que les reportages sportifs.
Nous entendions les voix d'Emile Toulouse, Fernand Choisel, Guy Kédia, Félix
Lévitan, Jean-Paul Brouchon, Daniel Pautrat, Pierre Salviac, Roger Cornet,
etc... rêvant de devenir un jour comme eux...
L'animation "dans la peau".
Les radios locales n'occupaient pas encore la bande FM.
J'avais alors écrit à Maurice Favières, l'homme des "matinales" de
RTL à la voix chaude et enthousiaste. Lui demandant la filière pour devenir
animateur de radio, il m'avait répondu (vous pensez la fierté de recevoir une
lettre de RTL) qu'il fallait un brin de culture, le sens de la répartie et un
peu de... chance. De mon Lengronne (petite commune située à côté de Gavray)
nous étions loin de la capitale. Quasiment mission impossible.
Le journalisme sportif était aussi une possibilité. J'avais
adressé un courrier à Jean Bobet (frère de Louison), responsable de la rubrique
cyclisme, toujours sur RTL. Me conseillant de suivre une école spécialisée, il n'en était évidemment pas
question. Ne serait-ce que par le coût des études. Après tout, je me disais que
je pourrais peut-être un jour m'éclater autrement et plus localement.
La compétition m'avait un peu tenté. J'avais alors 16 ans et en
même temps j'avais intégré une troupe de théâtre locale et j'organisais et
présentais des intervillages, l'équivalent toute proportion gardée des célèbres
Intervilles du moment. Sur un vélo "Raymond Poulidor "(j'étais un fan
du Limougeaud), je n'ai pratiqué qu'une demi-saison comprenant très vite (et
peut-être trop vite, l'histoire ne le dira jamais !) que je n'étais bâti ni
physiquement ni moralement pour devenir un champion.
Un autre virus m'avait déjà touché puisque sur bande magnétique
(Mini K7), je m'amusais à imaginer et commenter des arrivées fictives du Tour
avec passage au sommet des cols, comme les vrais journalistes.
Néanmoins, je poursuivais les animations. Dans la période des
fêtes de Noël avec plusieurs copains nous avions monté un spectacle de clowns
La première course avec Stéphane Javalet
Un jour Ernest Tison, alors président du Comité des fêtes de Ver
(près de Cérences) pour qui j'assurais régulièrement les intercommunes me
demande d'animer une course cycliste. Un événement pour moi ! C'était une
épreuve cadets. Stéphane Javalet, futur directeur sportif d'Auber 93 y
participait. J'avais préparé les commentaires en consultant les derniers
Normandie Cyclisme que je m'étais procuré près d'un coureur coutançais, Patrick
Guillotte. Enonçant les palmarès, donnant les noms des coureurs à chaque
passage, Marc Quesnel, président de l'Avant-Garde d'Orval est venu me demander
depuis combien de temps je commentais. Répondant que "C'était une
première", il m'incitait donc à prendre une licence FFC. Nous étions en
août 1978.
Tout est allé très vite. Les animations se sont enchaînées à
vitesse Grand V. De la petite fête locale aux courses à étapes. D'ailleurs,
j'ai commenté une de mes premières courses avec l'AC Nord-Cotentin (futur AC
Octeville) qui venait de se créer à l'imitiative de Christian Dutertre et
Daniel Mesmeur. C'était à Montebourg où Gilbert Queuniet, Jacques Barbey,
membres du club s'y sont imposés...
La rencontre avec Daniel Mangeas
Albert Marie, ancien cyclo-crossman coutançais réputé, avait
organisé un critérium pour les adieux du légendaire Raymond Poulidor. Je
n'allais pas rater une pareille manifestation. A double titre. D'abord pour le
Poulidoriste que j'étais mais aussi pour voir officier le... speaker du Tour de
France, Daniel Mangeas.
L'organisateur coutançais a d'ailleurs créé ensuite le Prix de la
Côte Normande ouvert aux pros et organisé de nombreuses épreuves telles que des
arrivées du Tour de la Manche ou du Tour de Normandie. Grâce à lui, j'ai pu
rencontrer la "voix du Tour". Le courant est très vite passé avec
Daniel. Nous nous téléphonions régulièrement. J'ai même eu la chance de le
remplacer lors de quinzaines commerciales et de co-présenter plusieurs épreuves
(Côte Normande, Remparts, Valognes, Coutainville...) et actuellement le Tour de
Normandie.
Les relations ont dépassé le simple cadre professionnel. C'est
devenu une amitié forte d'une trentaine d'années dans les moments heureux ou
malheureux de la vie. En y associant bien évidemment nos épouses Claudia et
Mireille. Tout cela sans intérêt et avec la même conception de l'animation :
"Aimer les gens en leur apportant un peu de bonheur. Le tout en étant
sérieux sans se prendre au sérieux".
Des relations amicales
Ayant la chance de commenter les épreuves importantes du
département (je ne les citerai pas au risque d'en oublier) depuis longtemps,
les relations avec les organisateurs sont devenues très amicales. Chaque
dimanche, c'est un plaisir de se rencontrer, de se côtoyer. L'AC Octeville en
est une des illustrations pour avoir travaillé avec ses différents responsables
depuis la création du club sans oublier le plaisir de présenter des coureurs de
talent.
Opérateur PAO dans une imprimerie, j’ai pu vivre pleinement et
intensément cette passion grâce à la compréhension de mon employeur. Il m’a
toujours permis d’adapter mes horaires. Et sur un plan plus personnel, sans
avoir transmis « l’envie » du micro à nos trois enfants, j'ai une
certaine fierté de les voir pratiquer la discipline qu'ils ont choisi.
Convaincu que leur imposer le cyclisme était peut-être voué à l'échec par
avance ? Trop de pères ont voulu rattraper une carrière ratée au travers de
leurs enfants. Xavier, avec le squash et le badminton, Nicolas et Emmanuel au
football s'éclatent pleinement. C'est bien l'essentiel. Maman Mireille les suit
régulièrement et papa surtout l'hiver quand le micro est au repos. En un mot,
que du bonheur ! Nous le partageons maintenant avec leurs conjointes
(Pascaline, Lisa et Alice) toutes les trois charmantes et agréables sans
oublier les petits-enfants Léo et Lola en attendant le reste du peloton…
Un grand Merci à l'ACO de m'avoir proposé son site pour vous
présenter ma petite et modeste mais surtout riche aventure que j'espère
prolonger le plus longtemps possible.
interview avec la voix du Tour - Daniel Mangeas - une amitié longue de trente ans 
interview de Cyrille Noël Franck TISON: Maire-adjoint ,
en charge des
Sports
Dès mon enfance, j’ai baigné dans
le sport avec des parents
basketteurs et athlètes à
l'A S Cherbourg. Le fait d’accompagner mes parents sur les terrains m'a
donné le virus du sport comme compétiteur mais aussi comme spectateur. Cette passion avec une
persévérance de tous les jours dans l’entrainement m’a permis d’évoluer au plus
niveau comme joueur de handball en D1 nationale pendant plusieurs années à
Gonfreville près du Havre et en équipe de France cadet, juniors, espoir et
universitaire. Mes meilleurs souvenirs en handball : le titre de champion
de France scolaires avec le lycée A. Tocqueville (une équipe de copains) et de
gagner la coupe de France avec Gonfreville en 1981. Mais aussi en plus du handball,
d’être champion et recordman de France de triple saut en catégorie minimes.
Grâce au sport, j’ai pu découvrir des pays mais surtout rencontrer des sportifs
étrangers et m’enrichir des différents mode de vie, et différentes cultures. Les autres moments forts de ma
vie ne sont pas sportifs mais familiale avec le mariage avec Solveig et la
naissance de nos 3 enfants, Antoine, Valentin et Zoé. Quand j’ai décidé d’arrêter ma
carrière de compétiteur, je me suis engagé dans le bénévolat avec la même
passion, faire aimer le sport avec toutes ses vertus d’effort, de convivialité
et de respect de l’autre. Le plaisir d’encadrer et d’entrainer des jeunes a été
une expérience très enrichissante avec ces joies mais aussi ses difficultés. Désormais et en fonction de mon emploi
du temps, je pratique le footing au moins une fois par semaine et aussi
participe à quelques rencontres sportives. Depuis mars 2008 et ma prise de
fonction comme maire adjoint aux sports, je travaille conjointement avec les
associations pour valoriser le sport sur la commune de Cherbourg-Octeville.
C’est en étant proche des associations et sur le terrain que je pourrai
appréhender au mieux leurs attentes. En ce qui concerne l’ACO, j’ai découvert un président avec une équipe de bénévoles
très sympathiques et passionnés pour développer le cyclisme dans le Nord
Cotentin. Ils ont pu avec toute leur énergie former une équipe compétitive en
2009 pour porter haut les couleurs de leur club et en même temps faire parler
de Cherbourg-Octeville sur toutes les routes de France. J’espère que cette
nouvelle saison apportera de belles victoires et les premiers résultats obtenus
sont prometteurs. Je
ne pourrai pas citer toutes les courses que le club organise avec brio mais au
moins celle qui est à mes yeux la plus belle : le Critérium de
Cherbourg-Octeville au mois de juin avec une course spectaculaire et une
présence nombreuse de spectateurs. Je voudrai aussi remercier tous les partenaires
privés qui aident l’ACO et lui permettent ainsi de figurer au plus haut niveau
national
Bonne année sportive
Franck Tison
Pascal Pien

AVEC MON AUBE ET MON
VELO
Dans
la petite commune de Le Dézert,
près de St-Lô, j’ai donné les «premiers coups de pédale». Aujourd’hui
encore, je me souviens de ces allers-retours entre la maison et
l’école. Sur les routes de campagne, legoût de l’effort faisait corps
avec le charme du paysage.Passionné à ma mesure pour le cyclisme, j’ai
voulu un jour goûter à la compétition. Modeste coureur de quatrième
catégorie au club de Pont-Hébert durant quatre années, je conserve du
bonheur avec quelques places par-ci, par-là.Cinq années avec un emploi
à Caen en tant que cheminot, et dans la foulée le changement de voie
avec l’entrée au séminaire. Je raccroche le vélo, comme l’on dit, mais
sans pour autant ôter de mon esprit l’amour du cyclisme.
…
accueilli à l’A.C.O.
Ne
plus pratiquer ce sport crée un
manque, je l’ai expérimenté durant une dizaine d’années. C’est
logiquement qu’un jour, j’ai voulu reprendre le vélo. Prêtre à
Tourlaville, j’aimais parcourir les routes du Val de Saire dans notre
beau Cotentin.Envoyé en mission à Octeville, il m’est offert, par
relations de personnes, d’entrer au sein de la famille A.C.O., dont je
remarque que le terme Amicale lui va très bien. Je suis très
reconnaissant pour l’accueil chaleureux du club. Il est vrai que ce
n’est pas tous les ans qu’un curé y prend une licence.C’est donc avec
la plus grande joie qu’il m’est offert de partager la vie interne de
l’A.C.O. Il y a le plaisir des sorties cyclo du jeudi après-midi.J’y
redécouvre le bonheur d’un effort soutenu. Ces sorties sont pour moi un
bon bol d’air hebdomadaire. J’apprécie la bonne ambiance dugroupe et
l’effort physique est conditionné par un bon esprit. Les conseils
d’anciens coureurs sont toujours intéressants ; le cyclisme reste
toujours un apprentissage. J’ajoute à ce bonheur les sorties comme
Rauville la Place et Barneville. L’amitié sportive est présente et
l’ambiance toujours chaleureusement partagée.
…championnat
de France du clergé
Aurais-je
imaginé un instant de ma
vie disputer un jour un championnatde France ? C’est pourtant ce qui
s’est produit au cours de l’année 2007. Le mardi 01 mai s’est déroulé à
Clery Saint André, dans le Loiret, le huitième championnat de France du
clergé, hommes et femmes (prêtres,diacres, séminaristes, religieux,
religieuses) sous l’égide de la Fédération Française de Cyclisme. Il y
avait deux épreuves : un contre la montre individuel de 8,2 kms le
matin et une course en ligne avec 12 tours de 4,1 kms soit au total
49,2 kms.Ce championnat de France revêt, pourrait-on dire, deux
facettes. En effet, nous étions une quarantaine de participants ;
certains avec une pratique régulière du vélo, coursiers ou cyclos ;
d’autres au contraire découvrant la pratique de ce sport avec comme
bagage de préparation quelques kilomètres d’entraînement. La course en
ligne a vu la victoire de Robert LEROY d’Orléans à une moyenne horaire
de 35 km/heure. Pas mal pour un curé me direz-vous !Quant à moi, je me
classe à la douzième place. Pour le championnat de 2008 qui se
déroulera au Havre, j’espère améliorer mon classement, à condition de
perfectionner la préparation physique. Je sais que des copains cyclos
sauront en temps voulu me conseiller utilement. Cependant, il est vrai
que ce n’est pas le classement qui compte, la joie de participer étant
plus forte. Et pourquoi pas un jour le championnat de France dans le
département de la Manche ?
Je
remercie le club de me donner la parole dans ce petit bulletin annuel.
J’espère le plus longtemps possible bénéficier de la joie d’être à
l’A.C.O.

Bernard LECAPLAIN
trésorier du club
pendant plus de 20 ans

Souvenirs,
souvenirs.
Je
suis entré au club en 1976 et
ai assisté à la première assemblée générale qui a eu lieu dans un salon
de l’hôtel de ville de CHERBOURG. Il me semble que cette année là le
repas a eu lieu dans une salle du complexe CHANTEREYNE mais je n’en
suis plus sûr. Ce dont je suis sûr par contre c’est qu’un repas annuel
a bien eu lieu là. Il avait été préparé par le traiteur LAULIER et nous
avions mangé du rôti de porc à l’ananas.
J’avais
connu Christian DUTERTRE
quelques années plus tôt et un jour, dans une circonstance quelconque,
il m’a dit qu’il avait rencontré Daniel MESMEUR qui faisait du vélo
comme lui, en dilettante, le dimanche et qu’ils avaient décidé ensemble
de constituer un club. Il m’a demandé si je voulais me joindre à eux et
j’ai accepté.
J’avais
fait du vélo étant
jeune. A l’époque j’habitais à LA HAYE DU PUITS et travaillais à
COUTANCES. Je faisais la route tous les week-ends et par tous les
temps. J’avais au début un vélo qui m’avait été prêté par mon beau
frère, avec des pneus ballon et le frein dans le moyeu arrière. Au bout
de quelques mois j’ai emprunté 20.000 francs de l’époque pour acheter
un vélo de course chez LECOULANT à LA VENDELEE.
J’avais
vendu ce vélo en 1958
par l’intermédiaire d’un marchand d’armes et cycles, les frères
MOURIER, qui étaient établis rue de l’Ancien Quai. J’ai donc été 18 ans
sans faire de vélo.
Quand
je me suis inscrit au club je ne me souviens plus sur quel vélo je
pédalais.
Le
club s’appelait alors
A.C.N.C. Amicale Cycliste du Nord Cotentin. Mais à CHERBOURG nous ne
disposions d’aucun local. Nous avons eu quelques réunions dans une
salle de l’établissement des Petites Sœurs des Pauvres mais aucun local
ne nous était réservé.
Plus
tard Christian DUTERTRE a
demandé un local au maire d’OCTEVILLE de l’époque qui devait être
Monsieur JOURDAN, lequel a accepté de nous en fournir un à condition
que le nom du club contienne la mention d’OCTEVILLE et le club est
alors devenu A.C.N.C.O. puis, quelques années plus tard, A.C.O.
Mon
ex-épouse faisait alors du vélo aussi et nous avions avec nous un
couple d’EQUEURDREVILLE, les PRIGENT.
Au
départ le club ne comportait que des cyclos. Mais très vite la question
s’est posée de savoir si quelques uns ne pouvaient pas faire de la
compétition et c’est alors qu’il s’est créé une section « coureurs ».
Nous
avons alors décidé de créer une « commission cyclos » qui avait un peu
le rôle joué plus tard par le « secrétaire cyclos ».
Nous
avons eu à l’époque quelques cours de secourisme qui nous étaient
dispensés pas un médecin généraliste qui préparait une spécialisation
de médecine sportive. Je me souviens qu’un jour Gilbert QUEUNIET lui
avait demandé s’il pouvait faire l’amour dans la nuit précédant une
course, et que le toubib lui avait répondu par l’affirmative à
condition qu’il ne le fasse quand même pas toute la nuit.
Les
réunions du club avaient lieu alors dans une baraque dont je ne me
souviens plus où elle se trouvait exactement dans OCTEVILLE. J’en ai
parlé il y a quelques temps avec un copain qui me l’a resituée mais
j’ai de nouveau oublié. Mais je ne doute pas qu’un visiteur du site
n’hésitera pas à me dire où était cette baraque dans laquelle nous
pénétrions par une porte située en bout, la dite porte donnant sur un
couloir central qui desservait des salles situées de chaque côté.
Plus
tard nous avons disposé quelques temps d’une autre baraque située sur
un stade et à laquelle nous accédions par la rue Combes.
Puis
nous sommes partis dans l’annexe de l’ancienne mairie avant de terminer
près de la poste.
Un
jour, ce devait être en 1984 ou 1985, Christian DUTERTRE a décidé de
quitter le club. Il a demandé à Hervé de le remplacer. Comme Daniel
MESMEUR, secrétaire, et son épouse, Colette, trésorière, le quittaient
simultanément, Hervé a demandé à Christian s’il connaissait quelqu’un
qui accepterait la trésorerie. Christian savait que j’étais comptable
et il m’a proposé le poste. J’ai accepté.
Christian
et Hervé ont dirigé le club conjointement pendant un club puis
Christian l’a quitté pour de bon. Mais Daniel et Colette MESMEUR
étaient partis dès l’arrivée d’Hervé.
Presque
dès le début du club Christian avait institué le jumelage avec le
CORONA-WEIDEN mais je dois avouer qu’au départ je n’étais pas chaud. Je
trouvais que le club n’était pas une agence de voyages. Puis je m’y
suis fait. Hervé a continué sur la lancée. Et j’ai fini par m’y mettre
et suis allé en Allemagne deux fois et ai reçu à la maison un couple
venu passer une semaine. Depuis je suis resté en relations avec la
famille URBANIK, Willy et Hilde, les parents, puis Martin et Suzanna
l’un des fils et sa femme. J’ai correspondu longtemps avec Willy qui ne
laissait pas passer un nouvel an sans m’envoyer une longue lettre
écrite en un français presque impeccable. Depuis quelques années il ne
m’envoie plus qu’une courte carte de temps en temps. J’ai gardé plus de
contacts avec Martin, grâce à l’internet. Nous nous écrivons maintenant
en anglais, parce que lui perd petit à petit son français et moi je ne
connais que très peu d’allemand.
Que
dire de mes souvenirs de trésorier ? Je dois avouer que je n’ai jamais
eu beaucoup de problèmes, d’abord parce que j’ai toujours eu des
présidents qui savaient rapporter des subventions ou du sponsoring, et
puis parce que la comptabilité est un métier que j’ai toujours adoré.
En ce qui concerne la chasse aux subventions j’ai dit dès que Christian
m’a demandé de prendre la trésorerie que je voulais bien tenir la
comptabilité mais que je me refusais à toute recherche de financement.
Depuis quelques années j’ai accepté de chercher quelques publicités
pour la plaquette mais c’était vraiment la galère pour moi. Et je rends
toujours la monnaie de la pièce à nos annonceurs. J’achète toute ma
viande chez Monsieur LEVAVASSEUR et monsieur PIGAULT, mon poisson à la
poissonnerie du Centre, je vais me faire couper le peu qui me reste de
cheveux chez INFINI TIFS, j’ai acheté ma dernière voiture chez Yannick
COUE, je vais manger AU FAITOUT, quand j’ai des occupations en ville
toute la journée et que je n’ai pas le temps de rentrer déjeuner à
EQUEURDREVILLE, ou quand j’ai des invitations à honorer, et j’ai quitté
Monsieur PINCHON après qu’il eût refusé de maintenir sa publicité.
J’ai
eu de la chance que Michel accepte de prendre la trésorerie à ma place.
Cela va constituer pour le club une transition toute en douceur. Michel
est venu à la maison tous les mardis matin, pendant plus de six mois
avant la dernière assemblée générale et j’ai du aller chez lui deux ou
trois fois depuis la dite assemblée. Il n’était pas comptable mais la
comptabilité d’une association comme la nôtre n’est pas très
compliquée, une fois qu’on a compris le mécanisme du débit et du crédit
car il n’y a pas d’immobilisations, pas de stocks suivis comptablement,
des comptes de tiers qui se résument au suivi des licences, des prix
coureurs. Il n’empêche qu’il faut avoir une certaine rigueur que Michel
respecte comme un pro. Je suis content que Guy ait trouvé cette
solution qui assure la poursuite sans encombre du club et mon départ
rassuré.
|